Déplacements aériens écoresponsables

Notre engagement en matière d’environnement

Les membres du CNLA sont fermement déterminés à réduire l’impact des déplacements aériens sur l’environnement. Chaque transporteur travaille d’ailleurs en ce sens sur plusieurs plans, dont l’efficacité des carburants et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du bruit et des déchets, en plus d’adopter de meilleures pratiques en matière de dégivrage d’aéronefs.

Amélioration du rendement du carburant et réduction des émissions

Le transport aérien de passagers est responsable d’environ 2 % de toutes les émissions liées aux combustibles fossiles dans le monde entier. Bien qu’il s’agisse là d’une partie infime de l’ensemble des émissions de GES, nous reconnaissons la nécessité d’améliorer l’efficience énergétique, de réduire les émissions de l’aviation et de soutenir les innovations en matière de réduction future des émissions de carbone.

En juin 2005, le Canada est devenu le premier pays à parvenir à un accord conjoint entre le gouvernement et l’industrie aéronautique sur les émissions de gaz à effet de serre. Les membres du CNLA appuient le protocole d’entente (PE) volontaire entre l’industrie aéronautique et Transports Canada et soutiennent fermement l’objectif du PE visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre par unité de production de l’aviation au Canada. Le gain de rendement du carburant précisé dans le PE consiste en une réduction moyenne du nombre de litres de carburant par tonne‐kilomètre payante (l/TKP) de 1,1 % par année, soit une amélioration cumulative de 24 % en 2012 par rapport au scénario de référence de 1990. Au moment de la signature du protocole d’entente, l’objectif de réduction de 1,1 % était conforme à l’approche adoptée par l’Association du Transport Aérien International (IATA). L’IATA avait pris l’engagement d’atteindre un objectif de rendement du carburant de 41,50 litres de carburant par 100 tonnes-kilomètres payantes d’ici 2012.

Fort du succès du PE, le secteur aéronautique s’est fièrement associé avec le gouvernement en 2012 pour l’élaboration du Plan d’action du Canada visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’aviation. Le Plan d’action représente un parfait exemple de collaboration entre l’industrie aéronautique et le gouvernement visant à atteindre des résultats significatifs.  Le Plan d’action reconnaît la valeur et l’étendue des investissements considérables réalisés par les membres du CNLA dans le renouvellement de la flotte aérienne et l’obtention d’une technologie de pointe plus propre. Il met l’accent sur la nécessité de prendre des mesures essentielles pour augmenter l’efficacité des opérations aériennes et optimiser la gestion du trafic aérien dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En 2008, le CNLA a engagé un consultant indépendant pour recueillir et regrouper les activités des membres en vue de rédiger un rapport annuel, comme l’exigent le Protocole d’entente et le Plan d’action.

En vertu du Protocole d’entente, les membres du CNLA ont atteint une amélioration cumulée de l’efficacité des opérations aériennes de 6,9 % pour la période allant de 2005 à 2011, alors que l’objectif d’amélioration était de 6,6 %. En 2011, ils ont atteint une amélioration cumulée de 31,3 % par rapport à l’année de référence de 1990, soit une moyenne de 1,5 % par an, dépassant par la même de 9,7 % l’objectif établi par le PE pour 2012.

En vertu du Plan d’action de 2014, les membres du CNLA ont atteint une amélioration cumulée de 12,84 %, soit une amélioration annuelle moyenne de 1,4 % par rapport à l’année de référence de 2005.

En ce qui concerne l’atteinte de l’objectif de croissance neutre en carbone de l’aviation après 2020, les membres du CNLA se réjouissent à l’idée de travailler avec le gouvernement fédéral sur la promotion des carburants de remplacement et de parvenir à un accord avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur une approche globale et sectorielle des mesures axées sur le marché

Rendement du carburant

Les membres du CNLA ont employé un certain nombre de méthodes pour améliorer le rendement du carburant. Ils continuent d’investir dans des programmes respectifs de renouvellement des parcs aériens, auxquels ils continueront d’ajouter de nouveaux aéronefs plus efficaces.

Les transporteurs poursuivent également la mise en place de politiques et procédures influant sur leurs opérations soit en améliorant leur efficacité soit en réduisant la consommation de carburant. Celles-ci appartiennent généralement aux catégories suivantes :

  • Modifications et maintenance des aéronefs
  • Exploitation des aéronefs
  • Fret et bagages
  • Opérations en vol/restauration
  • Emploi de l’équipement au sol

Carburants durables

Les carburéacteurs issus de combustibles fossiles sont un type de kérosène (produit pétrolier distillé inventé par un Canadien). Bien que ces combustibles brûlent de manière très efficace par rapport aux autres carburants fossiles, ils sont malgré tout à l’origine d’émissions de GES (environ 2 % des émissions mondiales). La transition vers des carburants carboneutres est en bonne voie et des tests se poursuivent actuellement sur les carburants durables fabriqués à partir de diverses sources telles que les déchets et les plantes cultivées qui n’entrent pas en compétition avec le secteur alimentaire.

Le Groupe d’action sur les transports aériens (ATAG) a publié un document sur les carburants d’aviation durables sur le site Enviro.Aero.

Le rapport de 2014 de l’IATA sur les carburants de remplacement fournit des informations plus précises sur les progrès qui ont été faits.

Modernisation du contrôle de la circulation aérienne

L’efficacité du contrôle de la circulation aérienne au moment du décollage, de l’atterrissage et de la planification de la trajectoire de vol peut avoir un grand impact sur la quantité de carburant consommée par les avions. Reconnaissant ce fait, l’organisme chargé du contrôle de la circulation aérienne du Canada, NAV CANADA, a travaillé avec de nombreux intervenants à l’élaboration des rapports sur les Initiatives Concertées pour la Réduction des Émissions (ICRE).

Voir le dernier rapport du programme ICRE. Les membres du CNLA s’engagent à travailler sur l’amélioration de l’efficacité opérationnelle avec NAV CANADA aux fins de réduire les émissions des aéronefs.

L’industrie aéronautique commerciale canadienne collabore avec plusieurs organisations en vue de réduire les émissions du transport aérien. Le site Web de l’Association du Transport Aérien International (IATA) présente la perspective de l’industrie internationale. Pour obtenir des détails sur l’aviation commerciale et l’environnement, nous vous recommandons le site Web créé par l’organisme international Groupe d’action sur les transports aériens.

Recyclage

Les membres du CNLA se préoccupent également de l’impact environnemental des déchets produits à bord des appareils. Les différentes sociétés membres ainsi que les groupes de discussion y consacrent d’importants efforts au sein du sous-comité de l’environnement du CNLA. La réduction des emballages, une gestion efficace des aliments et des repas et l’élimination ou la réduction des revues gratuites à bord comptent parmi les mesures mises à l’avant par nos membres. Ces améliorations présentent en outre l’avantage de réduire le poids des aéronefs, ce qui se traduit par des gains de rendement du carburant et des émissions moins élevées. Parallèlement, le CNLA continue de collaborer avec ses partenaires afin de promouvoir la collecte et le recyclage du plastique, du papier et du métal

Atténuation des effets du glycol

Le glycol est un composé chimique couramment utilisé pour dégivrer les aéronefs et les protéger contre les dangereuses couches de glace, neige et givre qui se forment sur les surfaces critiques de l’appareil.

Depuis 1993, des programmes d’atténuation des effets du glycol ont été mis en place dans les aéroports canadiens par l’intermédiaire des comités consultatifs des compagnies aériennes (ACC) afin de s’assurer que le glycol ne contamine pas l’environnement. Avant la saison de dégivrage, tous les intervenants, entre autres les administrations aéroportuaires, les transporteurs aériens et les fournisseurs de services de dégivrage, élaborent des plans en vue de respecter la décharge totale de glycol de 100 mg/L dans les eaux de surface prescrite par la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE (1999)].

Après chaque saison de dégivrage, les aéroports tiennent des rencontres de fin de cycle où l’on évalue l’efficacité des plans. On examine tout dépassement de la valeur de référence relevé lors des tests environnementaux continus. On définit ensuite les changements nécessaires et on les intègre dans le plan de l’année suivante.

Réduction du bruit

La Direction de l’aviation civile de Transports Canada s’occupe de la question du bruit généré par les aéronefs, généralement un sujet de grande préoccupation chez les personnes qui résident à proximité des aéroports. En plus de se conformer aux consignes et aux règlements de Transports Canada, les membres du CNLA collaborent avec les administrations aéroportuaires, les groupes de citoyens voués à la problématique du bruit des aéroports et les conseils municipaux en vue d’atténuer les incidences du bruit subi par les communautés qu’ils servent. Afin d’éclairer le public et de prêter main-forte aux municipalités en matière de zonage, Transports Canada maintient à jour des prévisions de l’ambiance sonore relative aux aéroports canadiens. Accessibles au public, ces données peuvent être prises en compte lors de décisions concernant l’achat d’un domicile ou l’implantation d’une entreprise.

Santé Canada a publié un bulletin intitulé Vie saine : Le bruit des avions près des aéroports qui récapitule les données scientifiques concernant les effets du bruit des avions sur la santé humaine.

Protocole de communications et de consultation sur les modifications à l’espace aérien

Le CNLA a également participé à l’élaboration du Protocole de communications et de consultation sur les modifications à l’espace aérien. Ce protocole souligne la ferme détermination du secteur aéronautique du Canada d’optimiser la consultation avec les communautés touchées lorsque des changements de trajectoire de vol sont proposés à proximité des aéroports principaux.

Préconisation des déplacements aériens concurrentiels

Soutenir et mettre en place un cadre efficace de fonctionnement et de coûts pour les transporteurs aériens du Canada est essentiel au bien-être économique de nos collectivités.

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