23 février 2026 – Ottawa, ON — Le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLC), qui représente les plus grands transporteurs aériens de passagers du Canada (Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation LP et WestJet), a publié aujourd’hui une importante étude évaluée par les pairs, menée par Oxera Consulting. L’étude conclut que le Canada pourrait augmenter son PIB d’un montant pouvant aller jusqu’à 15 milliards de dollars, créer jusqu’à 150 000 emplois et libérer des avantages en matière de commerce et de productivité. Tout en rendant les voyages en avion plus abordables, en réduisant les taxes, redevances, charges et règlementations actuellement imposées par des tiers au transport aérien.

L’étude Prêts au décollage : l’analyse économique en faveur d’une réduction des coûts de l’aviation au Canada, présente des actions concrètes que le gouvernement du Canada peut entreprendre pour stimuler le secteur du transport aérien au Canada. L’écosystème est actuellement soumis à une large gamme de redevances, charges et taxes imposées par des tiers, et l’étude révèle que la réduction de ces redevances peut libérer un potentiel économique considérable et contribuer à atteindre des objectifs nationaux, notamment diversifier le commerce.

« Dans un pays aussi vaste que le Canada, le transport aérien n’est pas un luxe. C’est un moyen de transport crucial pour les personnes et les marchandises, et les Canadiennes et Canadiens s’attendent à ce que le système de transport aérien soit abordable et soutienne la croissance économique », a déclaré Jeff Morrison, président et directeur général du CNLA. « Ce rapport illustre qu’améliorer l’accessibilité des voyages aériens en réduisant les taxes, charges et redevances stimulera le marché, ce qui entrainera des bénéfices dans l’ensemble de l’économie. »

D’autres pays ayant des similitudes avec le Canada, dont la Suède, ont récemment pris des mesures pour éliminer certaines de ces taxes et redevances, afin d’améliorer la compétitivité et de stimuler leurs marchés du transport aérien. L’étude a examiné quatre scénarios de réduction des taxes, charges et redevances, notamment : l’annulation des récentes augmentations de redevances et le réinvestissement des loyers aéroportuaires, l’alignement des niveaux de redevances avec la Suède ou les États-Unis, et la suppression complète de toutes les taxes, charges et redevances.

Les résultats clés incluent :

  • Aligner les taxes, charges et redevances avec les niveaux existants en Suède signifie qu’une famille de quatre personnes voyageant aller-retour de Toronto à Vancouver paierait environ 251 $ de moins pour ses billets d’avion. Une famille de quatre personnes voyageant d’Edmonton à Montréal aller-retour économiserait 282 $.
  • Cela entrainerait jusqu’à 9 milliards de dollars de PIB supplémentaire et créerait 86 000 emplois grâce à l’augmentation des voyages aériens. Réduire les redevances à ce niveau pourrait également augmenter la valeur du commerce de 106 milliards de dollars et augmenter le PIB de 17 milliards de dollars grâce à une productivité accrue.
  • Faire correspondre le niveau des taxes, charges et redevances avec ceux des États-Unis générerait une augmentation du PIB de 11 milliards de dollars et la création de 112 000 emplois.
  • La suppression de l’ensemble des taxes, charges et redevances générerait 15 milliards de dollars de PIB supplémentaire tout en créant 151 000 emplois. Cela augmenterait également le commerce de plus de 160 milliards de dollars et générerait 30 milliards de dollars de PIB grâce à l’accroissement de la productivité.

Si certaines personnes affirment que la suppression des redevances réduise les recettes fiscales sur lesquelles le gouvernement fédéral compte, le rapport d’aujourd’hui conclut que libérer le potentiel du transport aérien en le rendant plus abordable dans notre pays pourrait entrainer une augmentation totale des recettes fiscales de deux à dix milliards de dollars, en stimulant davantage d’activité économique. L’avantage est évident, tant pour les consommatrices et consommateurs que pour le gouvernement.

Le CNLA n’est pas le premier à souligner qu’il faut vraiment du changement. En juin 2025, le Bureau de la concurrence Canada a reconnu l’impact du modèle « utilisateur-payeur » actuel et a proposé des amendements au Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA). En novembre 2025, le Comité permanent des transports, des infrastructures et des communautés de la Chambre des communes a déposé un rapport concluant que les coûts élevés, les frais fédéraux excessifs et les obstacles règlementaires figurent parmi les principaux défis qui nuisent au caractère abordable de l’aviation canadienne et à la concurrence dans ce secteur et demandant qu’un examen gouvernemental ait lieu.

Les nouvelles d’aujourd’hui exposent les avantages dont les Canadiennes et les Canadiens pourraient bénéficier si le gouvernement fédéral modernisait le cadre actuel de redevances, charges et règlementations, comme le RPPA. Les responsables de politiques peuvent promouvoir un changement positif en utilisant les données contenues dans cette étude exhaustive.

« Il est évident qu’un meilleur système est à portée de main. Alors que le Canada cherche à renforcer sa propre économie et à renforcer ses liens avec ses partenaires commerciaux à travers le monde, le moment d’agir sur les redevances du transport aérien est venu », a conclu Morrison.

Le rapport est disponible ici.

À propos du Conseil national des compagnies aériennes du Canada :

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada représente les plus grands transporteurs aériens nationaux et internationaux du Canada : Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation LP et WestJet. Il fait la promotion d’un transport aérien sûr, durable, accessible et concurrentiel en préconisant l’élaboration de politiques, de règlements et de lois visant à favoriser un réseau de transport de classe mondiale. En 2024, le transport aérien a contribué à environ 3,8 % du PIB canadien et a soutenu 809 000 emplois au pays.

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